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Psychologie

A quoi çà sert de manger ?


Les facteurs environnementaux intervenant sur notre mode de consommation


A quoi çà sert de manger ?

Nous mangeons pour répondre à des besoins physiologiques. C'est-à-dire manger afin de palier à nos besoins naturels. Il s’agit aussi bien de renouveler notre énergie, réguler nos hormones, renouveler nos cellules, assurer la croissance des enfants... bref, assurer le bon fonctionnement de notre corps en lui assurant l’apport de tous les éléments nécessaires (nutriments, vitamines, minéraux, fibres, eau).

Mais heureusement, manger ne répond pas qu’à des besoins purement physiques et chimiques pour notre organisme.

Alimentation et Plaisir : Toute une histoire

Pendant des siècles, le plaisir de manger était apporté par l’abondance de nourriture, le plaisir des plats copieux et des banquets interminables. Nous étions alors plus dans le quantitatif. Depuis un siècle, la cuisine est devenue plus qualitative. Nous sommes passés à une alimentation plus raffinée.
Mais parallèlement d’autres facteurs sont entrés en jeux. En effet, la croissance de la médecine sur la société sonne le début de la multiplication des régimes vis-à-vis de certaines maladies mais également une modification des normes alimentaires conduit par une modification de l’image corporelle.

Malgré la mondialisation du XX ième siècle, la France garde une culture très atypique par rapport à nos amis Anglais et Américains. Ces derniers ont une relation très individualiste par rapport à l’alimentation alors que les français, eux, gardent le plaisir de manger en famille, de convivialité avec un lien social très important. Le partage du plaisir de manger ensemble augmente notre plaisir psychologique, ce sentiment de bien être. Nous restons un des rares pays où les personnes rentrent chez eux pour manger le midi alors que le snacking est le maître mot dans bien d’autre pays.

Le plaisir de manger peut-il être l’excuse de tous les excès ?

Nous aurions tellement envie de répondre que oui à cette question que, très rapidement, une autre petite voie vient nous rappeler à la raison en nous disant que non.

« Le plaisir est un état affectif provoqué par la satisfaction d’un besoin biologique ».

C’est de là que tous les troubles alimentaires commencent. Réguler le bon et le mauvais pour notre corps et pour notre image corporelle.
Le plaisir qui survient en mangeant peut aussi bien combler un manque naturel comme l’appétit que un manque affectif, un stress, l’addiction vis-à-vis de certains aliments, la maîtrise de son poids…

Alors que chez les nourrissons, la régulation de la faim et de l’appétit se fait de manière innée, chez l’adulte, bien des paramètres viennent perturber cette notion.
Mais alors, comment interpréter que c’est également lors de notre petite enfance que toutes nos symboliques alimentaires vont être acquises et resurgir bien des années après.

Le rôle des psychologues dans le cadre d’une thérapie vis-à-vis des troubles alimentaires va être de vous aider à comprendre d’où viennent vos phobies, vos addictions, vos comportements… et à les maîtriser.

Mais des choses simples peuvent être appliquées par les parents dans l’éducation alimentaire de leur enfant. Comme ne pas toujours associer une récompense (bon résultat à l’école, bon comportement) ou une détresse (enfant qui pleure) par un aliment.

L’Anorexie, la boulimie, l’hyperphagie boulimique sont les troubles alimentaires les plus importants ou les personnes n’arrivent plus à maîtriser leurs pulsions, leurs sensations de satiétés, leurs comportements … vis-à-vis de la nourriture.
Le plaisir n’est alors plus un ami mais plutôt un ennemi de notre alimentation. Il fausse les rapports avec notre corps.

Les problèmes de poids, la peur de prendre du poids ou le besoin de contrôler son poids et sa silhouette conduisent à des Croyances sur l’alimentation qui conduisent à des comportements inadaptés.

Les facteurs environnementaux intervenant sur notre mode de consommation


  • La publicité

Elle est partout : dans les journaux, la radio, la télévision, les panneaux publicitaires….Elle nous envahie. Même si nous n’y attachons pas forcément une grande importance, inconsciemment, elle nous conditionne et joue sur nos comportements alimentaires.
D’où l’importance de ne jamais faire des achats alimentaires par pulsion mais de manière posée en faisant réellement une liste de course chez soi et en réfléchissant à ce dont on a vraiment besoin.

  • La presse

Elle intervient de manière plus implicite et, particulièrement chez les femmes. Nous avons tous entendu la phrase d’affirmation : « je fais çà parce que je l’ai lu dans un magazine ». Inutile de demander le nom du magazine ou de la preuve scientifique de leur affirmation.
Méfiez vous donc des articles de presses qui vous vendent les mérites de tels ou tels produits. Faîtes vous votre propre opinion en recoupant plusieurs sources. Ce magazine pourra très bien affirmer le contraire de ce qu’il a dit 15 jours plus tôt.

  • Les Tops models

Qui n’a jamais voulu ressembler à tel ou tel top model ? Le problème est la surenchère depuis les années 90 à la maigreur des mannequins et leur impact sur les filles.
Même si les choses commencent à bouger afin de valoriser les mannequins n’étant pas de vrai fil de fer, il reste beaucoup à faire dans ce milieu.
Attention à tous les messages sociétaux qui valorisent la minceur.

  • Le marketing industriel : packaging

Le packaging (emballage) des produits est très étudié par les services industriels des produits alimentaires. Le tout est de vous présenter par des images ou des associations d’images, l’envie d’acheter le produit.

Prenant conscience qu’il devenait dangereux pour eux de jouer sur le plaisir apporté par le gras ou les sucres et des saveurs associées. Aujourd’hui, ils jouent sur l’aspect du produit.
Par exemple, des images de fruits apparaissent sur beaucoup de paquets alors que certains produits n’en contiennent à peine 1%. Ils jouent également sur le côté alicament, les bienfaits santé de leur produit. Affirmant par exemple que tel produit permet de réduire la constipation, qu’un autre est bon pour les artères car il contient des oméga 3… Méfiez vous véritablement de la composition des produits que vous achetez. Prenez le temps de lire la liste des ingrédients et de vérifier les apports nutritionnels.

  • Le mode de consommation

Depuis quelques années, nous mangeons beaucoup trop vite. Ceci est dû au rythme de notre vie. Même nous avons une pause d’1h ou 1h30 pour manger le midi ou le soir, nous essayons d’optimiser ce temps pour faire bien autres choses (ménage, repassage, papiers…) au détriment du temps passer à table. Pourtant, il est très important de prendre au minimum 30 minutes pour manger. En effet, la satiété ressentie par l’estomac ne peut pas arriver avant 20 minutes. En 10 minutes, nous ne pouvons savoir si nous avons assez ou trop mangé.
Il est très important également de prendre un temps de repos pour manger.
Manger assis, à une table, sans perturbation sonore ou visuel en même temps (tv, ordinateur, console…) est primordial. Il permet d’éviter les stimulis environnementaux qui perturbent notre satiété. Il est prouvé que mangé devant la TV augmente nos apports caloriques nos régulateurs naturels sont perturbés.

  • Pression des parents sur l’alimentation de leur enfant

Inutile de forcer vos enfants à finir son assiette.
S’il n’aime pas tel ou tel aliment, essayez plutôt de lui présenter sous une autre forme, de le mélanger à autre chose qu’il aime bien, varier la recette, changez la texture…
Ne vous démotivez pas, plus on présente un plat à un enfant et plus il finira par en prendre.
Il est également très important que l’enfant soit dans un contexte affectif quand il mange. Manger dans un contexte chaleureux, augmente le plaisir.
Les légumes sont souvent rebutés par les enfants. Montrez lui que vous aimez çà. Il essaiera de s’approprier le même plaisir que vous ressentez que quand vous en mangez.
Inutile de parler à des enfants ou des ados que c’est bon pour leur santé et que cela leur évitera un cancer ou des maladies cardio-vasculaires plus tard. Jouer plus sur l’aspect sensoriel et le plaisir de manger.

Ne pas stigmatiser à tous prix les produits gras ou sucrés.
Lui interdire tout a un double effet. Cela peut déréguler ses apports caloriques en augmentant par exemple ses prises alimentaires mais aussi le conduire à surconsommer ces produits à l’extérieur.
Trouvez le bon équilibre entre les deux.

  • Religion

Toutes les religions ont des interdits ou des recommandations d’aliments.
Les modèles alimentaires peuvent ainsi conduire à des dysfonctionnements alimentaire qu’il faudra maîtriser afin d’éviter toute dérive sur le plan nutritionnel.

  • Mémoire interne

Notre façon de manger répond beaucoup à des symboles et à des évènements.
Il s’agit de notre mémoire interne. Pour certains, ce sera la tarte aux pommes de leur grand -mère, pour d’autre ce sera la raclette à la montagne…
C’est la mémoire des actes de consommation passés. C’est le plaisir que nous avons eu à manger tel plat que nous avons envie de retrouver. Il est souvent associer à un excellent souvenir lorsque nous l’avons mangé.
Mais notre mémoire peut également nous induire à ne pas consommer un aliment même si nous aimons bien çà. Il fait souvent suite à un état de douleurs gastriques (intoxication à certains fruits de mer, crise de « foie » par excès d’un aliment…).

Voir également dans notre rubrique Bien être :

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